Sport: Le Tournoi International de Paris fête ses 10 ans

La 10è édition du Tournoi international de Paris (TIP), organisé par la Fédération Sportive Gaie et Lesbienne (FSGL) et ses associations adhérentes, se déroulera du 17 au 20 mai 2013. L’événement proposera une vingtaine de sports et attend plus de 1500 sportifs, venus de tous pays. Qui peut s’inscrire? Quel est le sens de cet événement dans le contexte actuel? Réponses avec l’un des co-présidents de l’événement, Antoine Le Blanc.

Antoine Le Blanc
Antoine Le Blanc, co-président du TIP 2013. Photo: Franck Weens

Le TIP fête ses 10 ans. Pouvez-vous nous faire un bref rappel de l’histoire du tournoi?  Il a été lancé en 2003-2004 dans l’optique de la candidature de Paris à l’organisation des Gay Games de 2010, qui ont finalement été attribués à Cologne. Le contexte de cette année est donc non seulement un anniversaire qui vient souligner dix années de cette belle expérience, mais aussi une nouvelle occasion de soutenir Paris, puisque la ville est à nouveau candidate pour l’organisation de Gay Games, en 2018, et que la ville hôte sera désignée à la fin de l’année 2013.

Cette dixième édition a-t-elle des particularités? Cette année, pour la 10e édition, participeront au tournoi pas moins de 20 sports, et nous comptons accueillir plus de 1 700 participants, grâce à la participation de nombreuses équipes étrangères. À cela viennent s’ajouter les rencontres sportives et démonstrations qui auront lieu en marge du tournoi, notamment au Village Sportif, qui se tiendra, durant les trois jours du TIP, à l’Espace des Blancs Manteaux dans le 4e arrondissement de Paris. Le Village avait rencontré un grand succès l’an dernier, nous essaierons de faire encore mieux cette année ! Pour la 10e édition, nous avons voulu mettre particulièrement l’accent sur la convivialité, l’ouverture, mais aussi la lutte contre les discriminations. Nous avons travaillé particulièrement sur le handisport ou sur les discriminations touchant les personnes transsexuelles.

Quels vont être les moments forts du tournoi? Chacun aura ses propres moments forts… Pour certains, ce sera la compétition et les médailles ; pour d’autres, ce sera par exemple l’Apéri’Tip du samedi soir au Village, moment de très belle convivialité où tous les sportifs, partenaires, amis se regrouperont autour de la buvette, avec des animations, les photos et vidéos des compétitions… Le tournoi se terminera bien entendu par la mythique soirée de clôture, qui proposera un spectacle toujours plus extravagant ! Nous proposerons aussi, à la toute fin du week-end, le lundi, un brunch rénové et plus attractif.

Qui peut s’inscrire et comment? Le Tournoi international de Paris est ouvert à tous et à toutes sans distinction ! Notre objectif est la lutte contre les discriminations ! Il est vrai que certains sports demandent à ce que les inscrits soient de préférence licenciés ou membres d’un club : je vous invite à consulter notre site web et ses pages «sports» pour les détails. Les inscriptions sont ouvertes et le resteront jusque fin avril. Il suffit d’aller sur le site web : http://www.paris-tournament.com/

Vu le contexte politique, ce tournoi va-t-il avoir un aspect politique, ou du moins engagé? La FSGL était présente lors de la manifestation du 16 décembre et elle a signé l’appel à manifester dimanche 27 janvier. Mais je dirais que notre engagement ne se ramène pas au contexte actuel. Nous sommes le plus grand tournoi sportif européen annuel estampillé LGBT et le slogan de la FSGL est «Contre les discriminations, faisons du sport ensemble»… Le sport est un domaine particulièrement sensible, où les LGBT se heurtent à des violences amplifiées par l’esprit de groupe, la reproduction de valeurs sociales particulières, la compétition… Nous voulons mettre l’accent sur la communauté de valeurs, sur l’ouverture aux autres, le fait de partager ensemble des expériences. Le Tournoi international de Paris revendique et met en œuvre très concrètement cet engagement de lutte contre toutes les discriminations.

 

  • Tournoi International de Paris

 

«Avant que j’oublie» de et avec Vanessa van Durme au Théâtre du Rond Point

C’est un dialogue joué par une seule comédienne: Vanessa van Durme (que l’on a pu voir par exemple dans Gardénia et Tous des Indiens pour le chorégraphe Amain Platel ou Regarde, maman, je danse).

Il y a la mère atteinte de la maladie d’Alzheimer et sa fille qui est née dans un corps de garçon. L’une perd peu à peu son identité tandis que l’autre l’a enfin trouvée.

Par petites scènes, elles font enfin connaissance quand la conscience de la mère se dissipe peu à peu. Ces derniers jours, ces dernières heures, où peut-être quelque chose est possible sans trop y croire et pour si peu de temps, dans cette confusion parsemée d’éclairs de lucidité.

Enfermée depuis tant de temps dans le rejet de ce petit garçon devenu femme, la mère s’accroche à sa mémoire:  «j’ai eu deux fils» tandis que sa fille avec patience et douceur répète tout aussi inlassablement «je suis ta fille, maman».

L’espoir de reconnaissance, d’un rapprochement, s’emmêle dans les rideaux blancs du fond de scène comme la mère et la fille qui s’y accrochent par moments. Du fond de son brouillard, la mère attend son mari, cherche ses parents, son fils, ne sait plus qui est mort ou qui est vivant.

Elle s’angoisse s’inquiète, se croit encore chez elle,  veut sortir de cette maison de retraite où elle ne connaît personne , de cette solitude terrible, se donne  des airs farceux ou courroucés,  mange salement, fait pipi dans sa culotte, prend des livres pour ses chaussures…

Mais c’est aussi cette maladie avec les contours flous qu’elle donne à la vie qui a permis à la fille de reprendre contact, de remplacer la haine qui s’est usée au fil du temps par l’amour. Elle est femme, trans’  et pleinement assumée, elle n’a plus rien à prouver ni aux autres, ni à elle-même, juste besoin encore si c’était possible d’un peu de cette tendresse qui lui a toujours été refusée.

Cette intimité terrible et inévitable dans une chambre impersonnelle où seul le bouquet de fleurs de la fille met un peu de couleurs vives se regarde sans pathos, avec pudeur et  des sourires mêmes. La mise en scène de Richard Brunel est tout aussi discrète, légère… et souriante.

La vidéo ci-dessous a été filmée lors de répétitions et n’est donc qu’indicative:

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Avant que j’oublie de et avec Vanessa van Durme, mise en scène de Richard Brunel, au Théâtre du Rond Point, à Paris, jusqu’au 8 février. Toutes les infos ici.

Photo Jean-Lous Fernandez

Retrouvez le post original sur marsupilamima.

Rouen: «Bells Are Ringing» une comédie musicale de l’âge d’or

Peu connue en France, et pour cause elle n’y avait encore jamais été jouée, la comédie musicale Bells Are Ringing (1956) est un petit bijou de drôlerie, de situations cocasses et de romance, le tout sur des airs devenus des standards de la musique populaire américaine (Long Before I Knew You, Just in Time, The Party’s Over). Vincente Minnelli avait réalisé la brillante version cinématographique de cette histoire. Celle d’une opératrice téléphonique new yorkaise qui prend en note les messages destinés aux abonnés absents. Elle se lie d’amitié avec ses clients: un dentiste qui aurait préféré être musicien, un jeune comédien au chômage et, surtout, un auteur dramatique en panne d’inspiration dont elle va tomber amoureuse. Le livret est signé de Betty Comden et Adolph Green (le duo avait écrit Chantons sous la pluie quelques années auparavant) et la musique de Jule Styne (Gyspsy, Funny Girl).

Créée à Lyon en novembre dernier, la version française de Bells Are Ringing est très efficacement mise en scène par Jean Lacornerie et Gérard Lecointe, directeur artistique des Percussions Claviers de Lyon, a très joliment adapté la partition. Seules les parties chantées seront en anglais (surtitré). Tous les acteurs et actrices sont excellents.

Bells Are Ringing, du 18 au 20 décembre, à l’Opéra de Rouen. Infos et réservations sur le site.

 

La vidéo de Yagg sur le spectacle présenté à Lyon:

Si le player ne s’affiche pas, cliquez sur Bells Are Ringing au Théâtre de la Croix-Rousse.

Paris: Sophie Marie Larrouy est «Sapin le jour, ogre la nuit»

Il ne reste plus que quelques dates pour aller applaudir l’excellente Sophie Marie Larrouy à la Comédie des 3 Bornes, à Paris. Dans Sapin le jour, ogre la nuit, la jeune femme, que les chanceux/euses ont pu voir en première partie de La Lesbienne invisible en tournée et lors de la dernière à l’Alhambra le 16 décembre, raconte une enfance dans les Vosges (où un oncle a deux fonctions: oncle et suspect potentiel dans la mort du petit Gregory), une adolescence à Mulhouse, la montée à Paris pour tenter sa chance sur les planches. Obstacles: une prof de théâtre terrifiante, des logeurs-violeurs et un double maléfique, une cagole prénommée Vaness, que Sophie Marie ne parvient à combattre qu’en imitant des animaux. Côté soutiens, Sophie Marie a une mère qui, entre deux gorgées de 8.6, croit incroyablement fort en la petite flamme qu’elle sent en sa fille.

Sophie-Marie, que l’on a pu découvrir sur mademoiZelle.com ou dans La Matinale de Canal +, s’appuie sur une plume aussi subtile que ses sujets sont angoissants, une capacité à se transformer impressionnante (elle est méconnaissable en prof de théâtre ou en lion, sans accessoires) et une générosité à toute épreuve. Pour parfaire l’ensemble, la mise en scène est signée Océane Rose Marie, dont elle co-écrit les chroniques sur France Inter.

Les vendredi et samedi à 20h15 jusqu’au 4 janvier à la Comédie des 3 Bornes, à Paris.

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Paris: «Le Bain» de Jean-Luc Lagarce et »C’était hier» de Bruno Dairou

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, la CFDT propose une représentation execptionnelle de la pièce de Jean-Luc Lagarce, Le Bain, suivi de C’était hier de Bruno Dairou, par la compagnie Pourquoi.

Le Bain, suivi de C’était hier, le 2 décembre, à 20 heures, à la CFDT, 2 boulevard de la Vilette, 75019 Paris (métro Belleville).

Entrée gratuite dans la limite des places disponibles. Réservation indispensable par téléphone au 01 42 03 83 10 ou par mail: espacebelleville@cfdt.fr

 

 

Paris: «En attendant Lagarce», au Théâtre Pixel

Jean-Luc Lagarce est l’un  des auteurs contemporains les plus joués dans le monde. Son théâtre fascine et bouleverse. Guillaume Antoniolli a choisi d’adapter plusieurs  de ses textes pour En attendant Lagarce.
L’histoire? Le samedi 30 septembre 1995, quatre acteurs se retrouvent sur la scène d’un théâtre pour la première répétition d’une pièce de Jean-Luc Lagarce. Ils ne se sont pas revus depuis longtemps. Dix ans ont passés. De là vont naître des tensions, des secrets révélés. Ils sont tous les quatre sur cette scène à attendre Jean-Luc Lagarce. Viendra-t-il ?

Le teaser du spectacle:

Si le lecteur ne s’affiche pas, cliquez sur Teaser En attendant Lagarce.

En attendant Lagarce, d’après plusieurs textes de Jean-Luc Lagarce, mise en scène Esther Bastendorff, avec Guillaume Antoniolli, Hing Chbani, Ronny Zuffrano, Séverine Wolff.

Les jeudis et samedis, du 16 novembre 2013 au 30 janvier 2014, à 19h30, au Théâtre Pixel, 18, rue Championnet, 75018 Paris.

Paris: Grand concert en hommage à Francis Poulenc

Pour célébrer les 50 ans de la disparition du compositeur Francis Poulenc, Simon Basinger, directeur des Cahiers Francis Poulenc a préparé une fin de saison en forme de feu d’artifice. Le 1er décembre, à la Cathédrale des Invalides sera donné un grand concert avec l’orchestre à cordes de la Garde Républicaine sous la direction de Sébastien Billard (photo), soliste Philippe Brandéis (organiste co-titulaire de la tribune du Grand Orgue de Saint-Louis des Invalides).

Au programme : Maurice Duruflé, Prélude, extr. de la Suite opus 5;  Edward Elgar, Introduction et Allegro opus 47; Gustave Mahler, Adagietto de la Symphonie n° 5 en ut dièse mineur Francis Poulenc, Concerto pour orgue, orchestre à cordes et timbales en sol mineur.

Grand concert à la Cathédrale des Invalides, 1er décembre 2013 à 17 heures (voir conditions sur le site du ministère de la Défense).

Photo Garde Républicaine

 

 

 

Shirley Souagnon au Jamel Comedy Club

Shirley Souagnon est au Comedy Club tous les mercredis et jeudis. L’humoriste ouvertement lesbienne Shirley Souagnon a deux passions: faire rire et jouer au basket, comme elle le racontait à Yagg lors d’une interview vidéo mémorable.

Plus d’infos sur le spectacle, cliquez ici.

Photo Duo 2 Photographes Fred Boehli et Fred Toulet

Paris: «Gouttes dans l’océan», à la Folie Théâtre

Gouttes dans l’océan. De cette pièce que l’auteur allemand RW Fassbinder écrivit à l’âge de 19 ans, beaucoup connaissent l’adaptation qu’en avait faite François Ozon au cinéma, Gouttes d’eau sur pierres brûlantes. La Compagnie de l’Astre, collectif d’artistes fondé en 2009, en propose une nouvelle création dans une mise en scène de Sylvain Martin, à La Folie Théâtre, à Paris.

L’histoire?
En Allemagne, dans les années 1970, Léopold, un homme d’affaires de 50 ans, installe chez lui son amant de 19 ans, Franz. Commence alors pour le jeune amant une vie recluse au foyer, d’où s’absente régulièrement son compagnon pour son travail. Malgré le mauvais caractère de Léopold, tout se passe moyennement bien jusqu’au jour où Anna, l’ancienne fiancée de Franz, réapparaît dans la vie de ce dernier, puis Véra, transsexuelle, dans celle de Léopold, avec qui elle avait passé 7 ans de sa vie.

Un huis-clos comique avec une fin pseudo-tragique, Gouttes dans l’océan contient de nombreux thèmes chers à Fassbinder et que l’on retrouvera dans son cinéma: le jeu du désir et du plaisir, la domination, la quête du bonheur…

Gouttes dans l’océan, de RW Fassbinder, traduction Jean-François Poirier, mise en scène Sylvain Martin, avec William Astre, Pierre Derenne, Juliette Dutent et Florence Wagner

Du 17 octobre au 8 décembre, à la Folie théâtre, 6, rue de la Folie Méricourt, 75011 Paris.

Découvrez la bande-annonce du spectacle ici.

 

La comédie musicale «Bells Are Ringing» créée pour la première fois en France à Lyon

Peu connue en France, et pour cause elle n’y a jamais été jouée, la comédie musicale Bells Are Ringing (1956) est un petit bijou de drôlerie, de situations cocasses et de romance, le tout sur des airs devenus des standards de la musique populaire américaine (Long Before I Knew You, Just in Time, The Party’s Over). Vincente Minnelli avait réalisé la brillante version cinématographique de cette histoire. Celle d’une opératrice téléphonique new yorkaise qui prend en note les messages destinés aux abonnés absents. Elle se lie d’amitié avec ses clients: un dentiste qui aurait préféré être musicien, un jeune comédien au chômage et, surtout, un auteur dramatique en panne d’inspiration dont elle va tomber amoureuse. Le livret est signé de Betty Comden et Adolph Green (le duo avait écrit Chantons sous la pluie quelques années auparavant) et la musique de Jule Styne (Gyspsy, Funny Girl).

Au Théâtre de la Croix-Rousse, à Lyon, Jean Lacornerie signe la version française de Bells Are Ringing dont Gérard Lecointe, directeur artistique des Percussions Claviers de Lyon, adapte la partition. Seules les parties chantées seront en anglais (surtitré).

Bells Are Ringing, du 18 au 29 novembre, au Théâtre de la Croix-Rousse. Infos et réservations sur le site.

La présentation du spectacle par Jean Lacornerie.

Si le player ne s’affiche pas, cliquez sur Bells Are ringing